République de
GUINEE

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Sommaire GUINEE
Auteur :
EURO-Développement
  • GOUVERNEMENT

    La Guinée est une république populaire et révolutionnaire. La nouvelle Constitution guinéenne a instauré l'élection du président, qui est à la fois chef de l'État, du gouvernement, ainsi que l'élection de l'Assemblée législative. Les premières élections multipartites ont eu lieu à la fin de 1993.

    ÉCONOMIE

    L'agriculture occupe 70 pour cent de la population active, mais l'extraction minière procure la plus grande part des exportations et des recettes publiques. Les ressources naturelles de la Guinée incluent le quart des réserves mondiales recensées de bauxite, première exportation en valeur du pays avec l'alumine, le minerai de fer, les diamants et l'or. Le pays possède aussi un fort potentiel d'énergie hydroélectrique. Les autres industries sont l'agroalimentaire et le tabac. La Guinée cultive du manioc, du riz, des bananes plantains, de la canne à sucre, des bananes, des arachides, des patates douces, des ignames, du maïs, des palmiers à huile, des ananas, du café et de la noix de coco. Elle élève principalement des bovins, des ovins et des caprins. L'économie a décliné sous Sékou Touré. Le gouvernement militaire qui le renversa a dû accomplir d'importants efforts pour rétablir la croissance. Depuis la seconde moitié des années quatre-vingt, la Guinée suit un programme de relance soutenu par le Fonds monétaire international qui encourage la libéralisation, la privatisation et l'investissement étranger. Le produit intérieur brut (PIB) par habitant s'éleve à 508 dollars (1991).La monnaie est le franc guinéen.

    TRANSPORTS ET COMMUNICATIONS

    La Guinée est en train d'achever le goudronnage des routes reliant les grandes villes à leurs régions, mais nombre de voies, notamment en zone rurale, ne sont toujours ni goudronnées ni même pavées. La compagnie aérienne Air Guinée effectue des liaisons interrégionales au départ de Conakry, mais ces liaisons sont également assurées par des services de bus (la Sogetrag). Les principaux moyens de transport en commun sont les taxis et les camions. Peu de Guinéens possèdent une voiture, et la majorité des habitants se déplacent à vélo ou à moto. Les petits trajets sont effectués à pied.

    Le gouvernement subventionne un journal hebdomadaire, Horoya ("Liberté"), disponible à Conakry. Les programmes nationaux de radio et de télévision sont diffusés depuis Conakry. Chaque région reçoit ses émissions de radio en dialecte local. Les Guinéens ont à leur disposition des liaisons téléphoniques nationales et internationales, mais nombre d'entre eux n'ont pas le téléphone.

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    ÉDUCATION

    En Guinée, le cycle scolaire se compose de six ans à l'école primaire, quatre ans d'école intermédiaire et trois ans de cycle secondaire. Les élèves choisissent ensuite l'une des trois séries suivantes : sciences sociales, mathématiques ou sciences naturelles. La fin des études est sanctionnée par un diplôme national. Le nombre d'enfants inscrits à l'école est faible; seuls 40 pour cent des jeunes Guinéens vont à l'école primaire mais l'on n'en compte que 23 pour cent dans le secondaire. À l'initiative de Sékou Touré, le français avait été abandonné à l'école mais il est redevenu la langue de l'enseignement depuis la seconde république. Cependant, les enfants ignorant le français reçoivent un enseignement dans leur dialecte. Le taux d'alphabétisation n'est que de 36 pour cent (1995). La Guinée possède quatre universités et plusieurs établissements d'enseignement professionnel commercial ou technique.

    SANTÉ

    On ne compte qu'un médecin pour 50 000 habitants en Guinée, et près de la moitié sont établis à Conakry. Seule la population aisée peut accéder à des soins médicaux de qualité. Cependant, on assiste à la création, en zone rurale, de nombreux dispensaires, les Centres de Santé, qui donnent accès aux médicaments de base et à des soins bon marché. Pratiquement tous les villages ont leur guérisseur, qui prodigue souvent les premiers soins en brousse. Les maladies infantiles et le paludisme sont endémiques et les maladies transmises par l'eau sont répandues. Le taux de mortalité infantile est de 145 pour mille (1990). C'est l'un des plus élevés au monde. L'espérance de vie reste très courte, ne dépassant pas 45 ans (1995).

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